lundi 6 avril 2020

CHANT POUR QUELQU'UN QUI S'EST COUCHE

Je vous traduis une autre chanson de TRINH CONG SON. La guerre est finie, presque un demi-siècle est passé, mais comment oublier....

Chantée par par Khanh Ly:




Hát cho người nằm xuống


Anh nằm xuống sau một lần đã đến đây
Đã vui chơi trong cuộc đời nầy
Đã bay cao trong vòm trời đầy
Rồi nằm xuống, không bạn bè, không có ai
Không có ai, từng ngày, không có ai đời đời
Ru anh ngủ vùi, mùa mưa tới
trong nghĩa trang này có loài chim thôi!






Anh nằm xuống cho hận thù vào lãng quên
Tiễn đưa nhau trong một ngày buồn
Đất ôm anh đưa vào cội nguồn
Rồi từ đó, trong trời rộng, đã vắng anh
Như cánh chim, bỏ rừng, như trái tim bỏ tình
Nơi đây một lần, nhìn anh đến
những xót xa đành nói cùng hư không!





Bạn bè còn đó anh biết không Anh?
Người tình còn đó anh nhớ không anh?
Vườn cỏ còn xanh, mặt trời còn lên
Khi bóng anh như cánh chim chìm xuống.




Vùng trời nào đó anh đã bay qua?
Chỉ còn lại đây những sáng bao la
Người tình rồi quên, bạn bè rồi xa
Ôi tháng năm, những dấu chân người cũng bụi mờ.



Anh nằm xuống, như một lần vào viễn du
Đứa con xưa đã tìm về nhà
Đất hoang vu khép lại hẹn hò
Người thành phố, trong một ngày, đã nhắc tên
Những sớm mai, lửa đạn
những máu xương chập chùng
Xin cho một người vừa nằm xuống
thấy bóng thiên đường cuối trời thênh thang
Chant pour quelqu'un qui s’est couché


Tu t'es couché, après t'être une fois venu ici
Tu t'es bien amusé tout le long de cette vie
Tu as volé haut dans ce firmament rempli
Et maintenant, tu t'es couché, sans ami
Il n'y a personne,
Il n'y a personne, jour après jour,
Il n'y a personne, vie après vie.
Au cimetière, pour te bercer
dans ton sommeil approfondi,
à la prochaine saison des pluies,
Il n'y a que des oiseaux, que des oiseaux par ici!


Tu t'es couché pour que la haine tombe dans l'oubli
On s'est dit adieu dans une triste journée,
La terre dans ses bras t'a serré
pour te ramener là où tu es venu
Dans ce vaste ciel, désormais tu n'es plus
Comme l'oiseau qui a quitté la forêt,
comme le cœur qui l'amour a délaissé
Te voyant venir ce jour, les regrets
ne peuvent qu'avec le néant dialoguer!


Tes amis sont toujours là, le sais-tu?
Ta bien-aimée est toujours là, te souviens-tu?
Le jardin est-t-il encore vert, le soleil se lève t-il encore
Quand, comme l'aile de cet oiseau, ton ombre s'est immergée?


Quel firmament as-tu donc survolé?
Il ne reste ici que des lumières dispersées
La bien-aimée oubliera, les amis partiront
Oh, avec le temps, les empreintes du pas des hommes
vont aussi dans la poussière s'estomper.


Tu t'es couché, comme au bout d'un long voyage
Le fils de jadis est rentré à la maison
Les terres sauvages sont fermées aux rendez-vous
En ville, un jour, quelqu'un a rappelé ton nom
Les petits matins, les balles de feu
Le sang, les os, tordus, enchevêtrés
Prions prions
pour que la personne qui vient de se coucher
trouve le paradis à l'immense horizon

mercredi 18 mars 2020

MARS 2003 : LE PATIENT HONGKONGAIS.

En fin février 2003, un américain d'origine chinoise venait se faire soigner à l'hôpital Việt-Pháp (Vietnam-France) avec un diagnostic de fièvre, toux et syndromes grippaux. Il s'est avéré qu'il était atteint du SARS (syndrome respiratoire aigu sévère). Le virus, apparu à Hongkong en 2002, est vite passé au personnel médical de l'hôpital, causant plusieurs décès. Une épidémie locale s'est développée, heureusement vite maîtrisée. Au Vietnam, 65 personnes étaient infectées, 5 étaient mortes. L'épidémie était aussi propagée dans d'autres pays. Au total, dans le monde, 8346 cas étaient recensés avec 646 décès.
Le texte ci-dessous était écrit par une infirmière, Mên, qui soignait le « patient Hongkongais ». J'étais si ému quand je lisais le texte, que je me suis promis de le traduire en français et de publier en France pour mes amis ici. En fait je n'ai rien fait. Entre temps, quelqu'un a traduit le texte en français. J'ai publié ce texte.

Aujourd'hui, au 17è anniversaire de cet événement tragique, je vous re-soumets le texte traduit.